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PRESSE MISSIONNAIRE MIC

LES SOEURS MISSIONNAIRES DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION

Le Précurseur – Hiver 2020

Éditorial

  

CENT ANS

Un Souffle, Non, UN GRAND VENT !

 

 

Par Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c.

Au jour de la Pentecôte, un grand vent s’est le pour fortifier les apôtres. Leur peur s’est transfor- mée en audace. Ils ont parcouru le monde pour annoncer le Christ ressuscité.

Il y a cent ans, l’Esprit Saint, toujours à l’œuvre, a inspiré l’audacieuse Délia Tétreault. Le 20 mai 1920, elle lance la  revue  Le  Précurseur. Elle  a un message  à transmettre et  croit au pouvoir de la presse. Comme un grand vent, les sœurs sillonnent villes et villages pour offrir la revue et semer la Parole de Dieu. La revue compte, dans les années 50, plus de 172 000 abonnés. Le pape Jean-Paul II, dans sa lettre encyclique La mission du Christ Rédempteur, vient confirmer cette mission par l’écriture : L’information par la presse missionnaire et par les divers moyens audiovisuels servira à l’animation missionnaire. Oui, que de vocations missionnaires ont jailli à la suite de ces publications et combien de religieuses, prêtres et laïques ont consacré leur vie entière à la mission à travers le monde !

Depuis sa fondation, Le Précurseur/MIC Mission News a été fidèle à sa mission. Une mission non essoufflée qui brave les tempêtes. Bien des chan- gements ont eu lieu en cent ans pour atteindre et intéresser le lectorat. L’équipe éditoriale, toujours à l’écoute de l’évolution des contextes socio- logiques et ecclésiaux, est attentive et essaie de présenter un message actualisé.

 

Nos publications ont traité plusieurs causes humanitaires d’ici et d’ailleurs. Notre désir a toujours été d’appuyer le travail des missionnaires sur le terrain et de dénoncer des situations d’injustice et de pauvreté qui sévissent partout. Nous avons encouragé les actions écologiques à poser pour aider la planète, mais par-dessus tout, ce qui nous tient le plus à cœur, c’est le message d’amour du Christ pour l’humanité. Notre revue soutient l’animation missionnaire et nous souhaitons conti- nuer à le faire.

 

Merci de votre intérêt et de votre appui. Si nous demeurons toujours actives après cent ans, c’est grâce à chacune et à chacun de vous. L’année 2020 sera une grande célébration d’Action de grâces pour toutes les personnes qui nous ont permis de rester fidèles à l’élan reçu de notre fondatrice Délia Tétreault, la Vénérable.

 

Bonne lecture !

 

Culture et Mission

Le combat des Mangyans-Alangans pour l’autodéterminat

Sr Beverly Romualdo, m.i.c., Dr Rica de los Reyes-Ancheta

 

On trouve les Mangyans-Alangans dans plusieurs municipalités de l’est de l’île de Mindoro et aussi dans la municipalité de Sablayan, à l’ouest. Le mot Alangan provient du nom d’une rivière qui se trouve dans une haute vallée portant ce nom. Traditionnellement, les femmes portent la jupe appelée lingeb avec un pagne nommé abayen. Le haut s’appelle un ulango et est fait de feuille du palmier. Les hommes portent le pagne avec des franges sur le devant.

Une coutume typique des Alangans est de chiquer la noix de bétel 3. Cette habitude est présente chez toutes les autres tribus de l’ile : on chique le bétel toute la journée, ce qui a pour effet d’engourdir la sensation de la faim. Cette coutume sert aussi à renforcer les liens sociaux : échanger du bétel signifie être accepté socialement.

Les Mangyans ont été les premiers habitants de l’île de Mindoro dont ils constituent 10 % de la population. Ils vivent pacifiquement depuis des siècles le long des côtes du Mindoro oriental et subsistent en pratiquant la pêche. C’était leur façon de vivre jusqu’à ce que des migrants des iles voisines viennent s’y établir. Afin d’éviter les disputes, Les Mangyans sont allés s’installer dans la montagne.

Malheureusement, on les traita vite  comme des citoyens inférieurs, comme on l’a fait avec les autochtones ailleurs dans le monde. Ils ont été exploités, laissés à eux-mêmes et mis à part pendant des années par les habitants des plaines. Victimes de préjugés, ils sont vus comme des êtres incultes et non évolués. Pauvres, ils réussissent à survivre grâce à la seule forme d’agriculture qu’ils connaissent : la culture de légumes racines et de fruits. Les colons les emploient pour faire des tâches pénibles comme nettoyer les plantations, défricher les forêts et préparer le terrain pour les plantations, ce qui contribue à rétrécir davantage leur territoire [ … ]

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