Éditorial

Mon faire-part

Par Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c.

Oui, je nous veux ! Une promesse de mariage? Voilà, je vous invite, voici mon faire-part pour cette heureuse occasion.

Des épousailles avec l’humanité, un peu original, pas vrai!

Dans un temps où les guerres ne cessent de faire des ravages, où les nations construisent des murs entre elles et où on acclame des dictateurs, il est temps d’établir des contrats de mariage entre les politiciens et le peuple dans le respect d’une justice équitable et dans le partage d’un amour sincère. Oui, je nous veux, c’est dire non à la violence, à la haine, oui, au respect de l’autre dans sa différence.

Nous avons sous les yeux de beaux exemples d’apôtres de la paix : Gandhi, Mandela, Jean Vanier, le pape François, et certainement quelqu’un tout près de vous, dans votre entourage. Ils ont choisi de marcher dans les pas de Jésus de Nazareth. Jésus a banni les préjugés en prenant la défense de la femme adultère, en appelant Matthieu, le percepteur d’impôts, à sa suite et en accueillant le larron sur la croix. Jésus regarde la personne dans sa vérité, selon la loi du cœur.

Aujourd’hui encore, des jeunes n’ont pas peur d’afficher leur foi, font fi des qu’en-dira-t-on et marchent selon leurs convictions profondes. Ils se disent deuxième après Jésus, d’autres militent contre la haine dans nos sociétés et d’autres, plus radicaux, offrent leur vie entière à la mission de Jésus pour se faire tout à tous, pour le bien de tous.

Mon faire-part n’exige pas de cadeau comme à un mariage, mais invite plutôt à bannir de notre vocabulaire tout ce qui est teinté de mépris pour l’autre, tout ce qui peut susciter l’aversion ou la haine afin d’établir une société de paix, de respect et d’amour.

Le Christ est venu établir une terre nouvelle, son Royaume. Nous y sommes conviés. À nous de répondre à cette invitation, de prendre part à la noce. Le faire-part est sur la table, Oui, je nous veux.

Merci d’y répondre.

Dossier – OUI, JE NOUS VEUX!

Le cri du cœur des pauvres du Malawi

Par Huguette Ostiguy, m.i.c.

Jadis le Malawi était un beau pays prospère, doté d’un grand lac bleu et de montagnes couvertes de forêts, parsemé de plusieurs petites rivières cristallines et de grands jardins verts. Les enfants pouvaient manger les fruits qui tombaient des arbres et les gens étaient souriants et accueillants. Aujourd’hui, lorsqu’on voyage à travers le pays, il est attristant de voir les montagnes dénudées, les arbres fruitiers presque vides le long des routes, les ruisseaux rétrécis et les récoltes insuffisantes malgré le travail des paysans. Tout cela est le résultat de la sécheresse qui perdure et qui, avec les inondations, a détruit les récoltes dans plusieurs régions du Malawi. Ainsi, des 17 500 000 habitants du Malawi, les 80 % vivant en zone rurale et dépendant de l’agriculture doivent trimer dur pour survivre. On estime à 6 millions le nombre de personnes qui souffriront de la faim avant la prochaine récolte. [ … ]