Éditorial

Texto urgent…

Par Marie-Paule Sanfaçon

« Vite, réponds-moi, je suis au bord de l’abime… » Recevoir un texto semblable viendrait nous chercher au plus profond de notre cœur n’est-ce pas ? Et pourtant, combien de jeunes et de moins jeunes, désemparés,
se suicident sans recevoir de secours. Que ce soit en Corée, au Japon ou ici, au Québec, les statistiques démontrent un taux toujours important de suicide. Que se passe-t-il dans
nos sociétés modernes ?

La recherche excessive du bien-être, la course à la performance, la superficialité mondialisée, l’égocentrisme poussé à l’extrême peuvent décourager les plus tenaces…

Dernièrement, j’ai rencontré des jeunes qui n’ont pas hésité à s’engager pour une bonne cause. À Madagascar, des finissants québécois en ingénierie se sont investis dans la construction d’un centre médical, en région isolée, pendant des mois afin de créer un climat de dignité et de respect des personnes. Des étudiants du secondaire de la région de Sherbrooke sont allés au Costa Rica pour se dépayser, se familiariser avec une autre culture et, à leur retour, ils se sont engagés auprès de leur propre communauté. Des démarches importantes qui donnent une autre vision du monde et développent le gout de coopérer à sa transformation.

De nos jours, plusieurs entreprennent des études en psychologie pour comprendre davantage les autres et les aider à surmonter les difficultés de la vie. Sr Micheline n’a pas hésité à se remettre aux études pour aider ceux et celles qui souffrent, spécialement en Haïti. Sr Cecilia donne des sessions aux jeunes pour qu’ils se comprennent mieux et s’orientent vers un idéal de vie. Éric nous montre l’importance du sport dans la vie des jeunes, une activité toujours exploitée par les missionnaires.

En pleine saison estivale, saisissons ce moment idéal pour mordre dans la vie en passant de beaux moments en famille, en prenant le temps de se reposer, de descendre en soi pour se comprendre et de regarder la vie avec enthousiasme. Comment se fait-il que tant de personnes désespèrent de la vie ? Une question qui m’habite… Nous sommes parfois ébranlés par ce que nous voyons et entendons.

Mordre dans la vie pour un monde plus fraternel, un vivre ensemble où la joie de la rencontre de l’autre (non virtuelle) nous donne l’espoir d’un monde meilleur et chanter avec Jean Ferrat Que c’est beau la vie ou What a Wonderful World de Louis Armstrong…

Bonne lecture !

Dossier - MORDRE DANS LA VIE

En collaboration avec les Sœurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception (MIC), le Programme de regroupement étudiant pour la coopération internationale (PRÉCI), de l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, a réalisé la construction d’un centre médical dans le village d’Ambatofotsy, à Madagascar.

C'est avec joie et fierté que l’équipe composée de cinq étudiants de l’ÉTS (Janick Lavoie, Pascal Pelletier- Dubé, Thomas Cardinal, Jean-Simon Forest et Annabelle Boinet) s’est jointe à la grande famille du PRÉCI à l’automne 2016. Ces étudiants, touchés par les inégalités dans le monde, ont décidé de contribuer à leur échelle à un projet d’ingénierie s’articulant autour des notions de partage, d’humanité et de coopération.

En résumé, le projet consistait en la planification, la recherche de financement, la conception ainsi que la construction d’un centre médical pour la communauté d’Ambatofotsy. Ce village, situé à 300 km au centre-ouest de la capitale Tananarive, compte un peu moins de 4 000 habitants et n’a pas accès à l’électricité ni à l’eau potable. Il n’y avait aucun établissement offrant des soins de santé dans les environs, si bien que les villageois devaient marcher plus de trois heures pour en trouver un. C’est avec détermination et persévérance que l’équipe du PRÉCI a mené à terme ce projet qui permet désormais aux habitants d’accéder à des soins médicaux essentiels et aux femmes d’accoucher dans des conditions sanitaires adéquates [ ... ]