Éditorial

Lâcher prise

Par Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c.

La vie réserve de bonnes et de mauvaises surprises, comment les accueillons-nous? Notre moi profond ne réagit pas toujours en harmonie avec ces dérangements qui perturbent le quotidien… Lorsque nous réalisons que nous ne pouvons changer les évènements, mais que nous pouvons seulement changer notre façon de les percevoir, c’est le lâcher prise. Faire preuve de flexibilité et passer à l’acceptation de l’inévitable, s’opposer à un état de guerre intérieure et dire oui à la vie. Vivre ces morts à soi-même avec un regard de foi est un gage de bonheur durable qui sauvegarde la paix intérieure. En choisissant le thème de la revue: Que reste-t-il? Nous pensions à tous ces évènements qui surviennent un jour ou l’autre: la mort d’un être cher, une maladie soudaine, un changement de domicile, une mésentente, etc. Des évènements qui laissent des cicatrices. Le Seigneur lui-même en a vécu.  Au Jardin des Oliviers, il demandait: Père, éloigne de moi ce calice! Non, pas ma volonté mais la tienne… C’est plus qu’une résignation, c’est l’acceptation dans la confiance. Présentement une page d’histoire MIC s’écrit: la vente de notre Maison-mère. Que reste-t-il? Tous ces merveilleux souvenirs inscrits dans ces murs et surtout dans nos cœurs. Nous pourrions gémir, pleurer, non! Aujourd’hui la vie nous appelle à aller de l’avant et nous devons accueillir ce qu’elle nous réserve avec confiance… Allumons donc notre regard de foi et tournons-nous vers l’avenir. Tous les articles de ce numéro nous invitent à lâcher prise pour nous assurer d’un bonheur que nul ne peut nous ravir. Bientôt, nous allons nous préparer à vivre la belle Fête de Noël, la venue de ce Dieu qui se fait homme pour partager nos joies et nos peines. Combien connaitra-t-il de déplacements? Plusieurs, car il deviendra lui-même un nomade qui n’a pas de place où reposer sa tête. Lorsque la vie nous bouscule, adressons-nous à Celui qui peut comprendre notre désarroi et allons avec Lui en toute confiance vers un lendemain meilleur. Que reste-t-il? De beaux souvenirs, un pardon donné de bon cœur, un amour partagé. Ce sont nos souhaits pour la Nouvelle Année qui se présente à nous. Qu’elle soit riche en joie, confiance et abandon. Joyeux Noël et Bonne Année 2017!

Dossier – QUE RESTE-T-IL?

Nécessité… oblige

Par Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c.

Planifier, c’est regarder la réalité en face, étudier les situations, prendre les bonnes décisions et les exécuter au prix, parfois, de bien des renoncements. C’est ce que de nombreuses personnes âgées vivent de nos jours. Il en va ainsi pour nous, les MIC, avec la vente de notre Maison-mère située au 314, chemin de la Côte-Sainte-Catherine à Montréal.

De la fiction à la réalité

Peut-être avez-vous vu le film québécois de Léa Pool La passion d’Augustine avec Céline Bonnier. Ce film a touché bien des cœurs et remporté plusieurs prix. Il dépeint une réalité vécue par plusieurs personnes. Sœur Augustine doit quitter l’école de musique où elle a mis tout son cœur, mais elle doit se rendre à l’évidence: l’école sera vendue et elle doit partir… Aujourd’hui, notre population vieillissante vit ces détachements, ce n’est plus de la fiction. [ … ]